Vœux et poèmes d’Anne-Marie

De longue date, Anne-Marie avait l’habitude d’envoyer ses vœux pour Noël et le Nouvel An sous forme d’un poème, court, qui s’est progressivement étoffé et accompagné, ces dernières années, d’une image ou d’un dessin.

Le texte de ces vœux s’inspirait fortement de l’esprit de Noël : la naissance d’un enfant-Dieu, le dénuement de la crèche et du nouveau-né, l’Espérance suscitée, le message universel de Paix et de Fraternité. Il disait aussi quelque chose de l’état d’esprit d’Anne-Marie et de ses préoccupations année après année.

Matériellement, ces vœux étaient faits main, loin du consumérisme des cartes dorées que l’on s’échange habituellement à cette période. Ils étaient préparés parallèlement à tout ce qu’engendre comme obligations professionnelles ou familiales la préparation de Noël, notamment pour Anne-Marie, l’investissement ces dix dernières années dans la réalisation de la crèche monumentale de la Cathédrale Sainte-Cécile avec son équipe du service « fleurir en liturgie ». Très souvent, ils étaient envoyés alors comme vœux de bonne année.

Les vœux pour 2023, les derniers, sont à cet égard emblématiques. Le dessin reproduit une « installation » vue à l’abbaye royale de Fontevraud à l’occasion d’une visite de l’exposition « Au fil du sacré – une mode en soie » portant sur les vêtements liturgiques qui avait passionnée Anne-Marie (https://www.fontevraud.fr/event/au-fil-du-sacre-une-mode-en-soie/). Le sous-titre « nouveau-né, nouvelle année » est explicite de ce que voulait nouer Anne-Marie dans cette période où se projeter dans l’avenir.


Dans un monde désenchanté

Quel chant nouveau saurons-nous entonner ?

Prêtons l’oreille  à ce Dieu qui s’est fait enfant 

et  qui chaque année nous surprend. 

 Que résonne son message

 et que nos gestes de partage

 comme un espoir dans le ciel

 annoncent la naissance 

 d’un monde plus fraternel.

 Anne-Marie Hald-Garnier

2018